salle des Abeilles, 12 mars 2009.
Il s’agit du Quartier EST
Intervenants pour la municipalité : M. Pajon et T. Picant, maire-adjoint en charge du quartier
(dans la salle : M.Miersman, 1er Maire adjoint )
Ce courrier nous a été envoyé par une Noiséenne ayant assisté et participé aux débats. Ce témoignage ne fait que confirmer nos craintes annoncées dans
l'article sur les Conseils de quartiers... hélas ...
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Tout avait bien commencé. M. le Maire explique que la charte sur les CSQ est inspirée de celle de la ville de Créteil, que le budget est de 28 000 euros. 8 000 sont consacrés au
fonctionnement de ladite instance, amputant de plus d’un tiers le budget. Une mission appelée « démocratie locale » va être créée auprès du Maire qui en assumera la présidence et qui
aura pour mission le suivi des travaux et de leur réalisation. Il s’agit d’une instance « consultative ».
Les 5 CSQ pourront être interrogés par le conseil municipal. Enfin, il est envisagé une conférence annuelle des quartiers composée de 6 membres issus des collèges des 15 personnes tirées au sort
et de 2 membres issus du collège des associations, représentants d’entreprises, etc..) présidée par le Maire.
Puis, suite à une question concernant les sujets qu’il sera possible d’aborder, M. le Maire se lance pendant dix minutes sur sa vision politique sans pour autant répondre clairement sauf à
glisser que par exemple, si les habitants ont besoin de tables ou de chaises pour une animation, ils pourront en faire la demande au sein de cette instance.
En revanche, l’impatience et le ton monte lorsqu’une autre ose évoquer le périmètre d’études Cossonneau-Gournay et la destruction de sa maison. Hors sujet ! « contre
nature » (sic) et pourtant, il s’agit bien d’une question douloureuse auxquels doivent faire face des Noiséens pris dans la tourmente de leur vie quotidienne. Le maire-adjoint chargé du CSQ,
Thierry Picant, ajoute : « on a assez de travail comme ça ! ça ne m’intéresse pas de m’occuper de trois pavillons, … ». L’assistance émet un « oh » de
réprobation, choquée par de tels propos. Un monsieur afghan, sosie du commandant Massoud, ose élever la voix avant de partir en disant « c’est honteux ce que vous dites ». « Il
faut aller dans les autres quartiers pour voir les autres et ce qui s’y passe, … » reprend Thierry Picant.
« Les sages, hein, on connaît ça en Afrique ? » lance le Maire. Eh bien il y aura un conseil des sages en septembre pour les + de 65 ans. Ils fonctionneront comme le
conseil municipal des enfants. Et voilà qu’un monsieur africain très digne évoque sa pétition restée lettre morte alors que son immeuble est resté sans chauffage ni électricité avec 5 m d’eau dus
à des désordres d’immeubles voisins en décembre dernier. S’ensuit une explication embarrassée qui ne convainc pas vraiment le monsieur.
Mais la cerise sur le gâteau arrive avec une autre question sur la représentativité par sous-quartier : comment les habitants de x sous-quartier seront-ils entendus si personne ne les
représente dans le collège des six demande un jeune homme. A quoi M. le Maire répond : « il y aura des représentants de musulmans, de catholiques et même d’hindous »
(sic) !! Je n’ai pu m’empêcher de m’exclamer que nous étions dans un pays laïc.
Mais comment fera-t-il pour le savoir ? Les bulletins de candidature seraient donc dépouillés avant le tirage final ?
Alors je me décide à poser mes questions :
- le stationnement sera-t-il un sujet évocable ?
- la circulation (le rond-point à l’entrée de la ville pourra t-il être obturé pour pénétrer moins rapidement dans la
ville ?) aussi ?
puis je rebondis sur les propos de T. Picant sur l’intérêt envers les autres quartiers :
- la question du patrimoine historique de la ville pourra t-elle être évoquée dans ces instances puisque par
essence, le patrimoine est globalement noiséen ?
- comment les associations qui ne figurent toujours pas dans la liste publiée par la ville pourraient-elles être
légitimées dans un tel CSQ ? (ex. l’association de sauvegarde du fort de Villiers)
et là Michel Pajon me diabolise et me caractérise comme « hostile à la municipalité » (sic) en place. Je récuse le
terme en déclarant qu’il s’agit de démocratie participative et que le concept recouvre le rassemblement de toutes
les tendances. « Ne vous mêlez pas du patrimoine noiséen », « le fort de Villiers n’est pas une priorité », …
On n’ose imaginer ce qui se passerait si la réglementation en matière d’archéologie préventive ne l’obligeait pas
à faire stopper les travaux de construction. Il ne se serait donc rien passé à Noisy depuis les Carolingiens. Dont
acte !
L'évaluation de la pertinence de l’instance dite consultative et reliée au concept de « démocrative
participative » promet de beaux moments....
Y M
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