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Samedi 17 mai 2008 6 17 /05 /2008 18:46
Voilà une jolie histoire qui résistera au bétonnage et bitumage Noiséens.
Mieux que les arbres eux-mêmes en général !
Un quartier qui doit son nom à l'existence, jadis, de Cormiers.
Cet arbre à l'écorce brun orangé a laissé sa marque dans notre histoire. Une trace que des bénévoles passionnés collectent pour ne pas l'oublier.

Est-il vraiment un arbre oublié ?
Certes non, et les anciens sarthois, à condition de les interroger, font volontiers remonter leurs souvenirs. Depuis des dizaines d'années, la société d'étude et de protection de l'environnement du nord et de l'est de la Sarthe se mobilise dans les fêtes et les comices. Ses adhérents y font parler « les ruraux », pour qui le Cormier n'est sûrement pas banal. « Nous avons localisé plus de 300 cormiers », raconte un bénévole qui engrange les anecdotes et usages liés à cet arbre cousin du néflier, du poirier et du pommier.

Un bon exemple d'une tradition rapportée maintes fois : on faisait boire du « cormé » aux jeunes à la fin des moissons. Ce cidre, préparé avec des fruits ou « cormes », est plus alcoolisé que celui à base de pommes.

Le bois du cormier, très dur, servait autrefois à tailler les dents d'engrenage pour les roues des moulins. D'ailleurs quelques artisans fabriquent encore des boules de fort, un jeu angevin connu dans le Maine.   

Une écorce typique avec des écailles allongées et rectangulaires

Parmi les autres éléments montrant l'importance de cet arbre, on pouvait citer les 337 personnes portant le patronyme de « CORMIER » dans la Sarthe et le nombre de lieux dits du même nom.
Le pays du Perche Sarthois reconnaît dans ce végétal un élément essentiel de son patrimoine et des jardiniers en plantent à nouveau. Le travail sur la mémoire du Cormier continue !

CORMIER : nom usuel du sorbier domestique, arbre de 5 à 10 M de hauteur dont le bois est très dur est utilisé pour fabriquer des manches d'outils. Il est souvent confondu avec le Sorbier des oiseleurs dont les fruits qui durent longtemps dans l'année servent de nourriture aux oiseaux.
 Pour l'en distinguer on peut se fier aux fruits ou « cormes » en forme de pommes ou de poires de 4 à 10 mm de long.








SORBIER :
arbre de la famille des rosacées, dont certaines espèces (alisier, cormier) produisent des fruits comestibles. Hauteur de 15 à 20 M.

ALISIER :
arbre du groupe des sorbiers à feuilles lobées et à fleurs blanches dont le bois est utilisé en ébénisterie. Hauteur de 10 à 20M.

ALISE : fruit rouge de l'alisier, aigrelet et d'un goût agréable.















Pas « oublié » le cormier mais il a disparu de notre quartier... Pourtant sa longevité est impressionnante (jusqu'à 4 siècles pour certains specimen).

Compte tenu de sa grande stabilité , capable de drainer des sols argileux problématiques, pourquoi n'inciterait-on pas particuliers et responsables communaux à en replanter ? Dans des endroits où la compétitivité serait peu importante car notre cormier a ses petites faiblesses... il ne supporte pas de pression latérale de la part d'autres grands arbres mais il compense cela par une forte croissance en hauteur.

 Avis aux amateurs d'arbres majestueux


Photos Creative Commons Attribution ShareAkike 2.5    
   
Par l'UPR
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